L’être humain pose continuellement des actes.
Parfois, des faux pas.
Le premier acte forge l’expérience (dans le cadre de ce billet, l’acte se situe pas dans le temps court).
Si le résultat de cette expérience n’est pas assimilé, le deuxième acte constitue une erreur.
Si le résultat de cette deuxième expérience n’est toujours pas assimilé, le troisième acte constitue une véritable faute.
L’erreur est humaine en ce sens qu’elle est naturelle et inévitable (en latin: Errare humanum est).
Le plus souvent, poser le même acte, reproduire la même erreur est un choix, une décision consciente. La leçon consécutive à la première erreur n’a pas été apprise. La deuxième erreur constitue un défaut d’apprentissage pour la personne en capacité d’apprendre (appelons-la « la personne » ci-après).
Poursuivre une troisième fois constitue une faute. Bis errare culpa est.
C’est mon expérience qui m’a conduit à un concept en trois étapes: expérience, erreur et faute.
Les personnes rigides, inflexibles et souvent inexpérimentées en la matière traitée réduisent le champ à deux étapes: le premier faux pas c’est l’erreur, le second c’est la faute.
Selon Confucius « ne pas se corriger après une première erreur est la véritable faute ». Ceci est pour le plus grand nombre d’entre nous.
Selon Monsieur Albert Einstein, « la folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ». Je partage cette conception au delà d’un grand nombre de faux pas. Qui est fou, est irresponsable et donc n’est pas fautif.
Reste le faux pas de l’imbécile, l’idiot, le bête, le stupide, l’abruti, le crétin, le sot, le niais, le butor, l’andouille ou le balourd (choisissez selon votre préférence). La personne qui pose un acte stupide; lequel produit une conséquence par définition répétée et donc fautive.
Nous avons donc la personne, le fou et l’imbécile.
La question qui suit est la punition (ou non) de la faute commise par la personne ou l’imbécile. Une punition selon que la faute nuit aux autres voire à soi-même.
Deux autres questions sont celles de qui punit et quelle est l’échelle des sanctions?
Beaucoup de personnes se punissent elles-même. Elles se punissent tout d’abord par l’absence du résultat attendu, l’énergie dépensée et les problèmes nés avec autrui.
Ensuite, ces personnes sont punies par le groupe dans lequel elles évoluent (famille, ami(e)s, clubs de sport, scouts, écoles, employeurs, clients, administrations, …). Parfois, elles échappent à la punition quand le rapport de force leur est favorable ou que le groupe n’est pas attentif.
Quant à l’échelle des punitions, les décisions prises sont rarement lisibles voire compréhensibles quand elles sont mises en perspectives d’autres fautes. L’échelle applicable à une situation donnée face aux autres échelles.
A suivre …